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Comment remonter une vessie descendue naturellement? Mon expérience avec un prolapsus depuis 8 ans

  • il y a 2 jours
  • 7 min de lecture
Est-ce que ma vessie est complètement remontée? Oui... et non. Il y a eu des périodes où ma physio périnéale me disait qu'elle avait presque complètement remonté. J'étais tellement heureuse! Je pensais que c'était terminé. Puis, quelques mois plus tard, avec le quotidien, la fatigue, le stress et le fait de tenir ma fille penchée pendant qu'elle apprenait à marcher, les symptômes sont revenus. C'est là que j'ai compris quelque chose d'important. Aujourd'hui, je ne cherche plus à avoir une vessie parfaitement haute. Je cherche à vivre ma vie sans sentir ma vessie. Et ça, ça change tout quand tu apprends à gérer au lieu de vouloir effacer.

Il y a 8 ans, un mois après l’accouchement de ma fille, quand j’ai fait ma descente de vessie, c’était mon but ultime : remonter ma vessie et faire disparaître mon prolapsus.


Parce que je me rappelle très bien la honte, la culpabilité et surtout la peur de rester toujours comme ça, avec cette sensation de boule dans le vagin, la lourdeur et l’inconfort. Me sentir brisée dans mon corps, dans ma féminité et d’angoisser littéralement pour ma sexualité.


Quand le diagnostic est tombé, j’ai paniqué. J’ai fait toutes les recherches possibles et imaginables sur le sujet et je cherchais LA solution miracle.


Aujourd'hui, avec plusieurs années de recul, je réalise qu'il n'y avait pas une solution miracle, mais plutôt une multitude de petits changements qui, ensemble, ont complètement changé mon quotidien.


Je te partage ici ce qui m'a réellement aidée et surtout pourquoi aujourd'hui je me sens libre malgré mon prolapsus. Parce qu'au fond, ce n'est plus de faire remonter ma vessie qui a changé ma vie.

C'est d'avoir retrouvé confiance en mon corps.


Ce que j'ai fait en premier

J’ai commencé par aller chercher des exercices pour ma posture et mon corps qui allaient aider mon plancher pelvien. Non, je n'ai pas commencé par des exercices de renforcement du plancher pelvien ou des Kegels. Pour moi, le problème était plus global et j'avais raison.


Même avec le recul, je dirais plutôt que les Kegels n'ont été qu'une petite partie de ma récupération et que parfois ils empiraient mes symptômes parce que j'avais plus de tensions que de faiblesse dans mon plancher pelvien.


Les exercices de renforcement de mon plancher pelvien, c'est environ 10 % de ce qui m'a aidée. Ça m'a déstabilisé.


Ensuite, je suis tombée en mode observation. Je suis devenue curieuse de mon propre corps.

Quand j’avais des lourdeurs (rester longtemps debout, avec tel ou tel positionnement des fesses, des hanches et même du cou!), j’essayais de trouver une nouvelle position qui allait les alléger. Une nouvelle posture, la prochaine posture.


J’ai passé mon congé de maternité à faire ça : ressentir comment mes habitudes du quotidien affectaient mes lourdeurs et comment je faisais mes exercices (que j’avais trouvés dans les multiples formations que j’ai suivies) pour éviter de créer davantage de lourdeur dans mon plancher pelvien et sur ma vessie.


Puis j'ai découvert que le stress jouait un rôle énorme

En même temps, j’ai commencé la méditation pleine conscience et la cohérence cardiaque parce que j’avais trouvé dans mes recherches que le stress joue un rôle sur le plancher pelvien. Et avec ma physio périnéale, on avait découvert que j’avais un plancher pelvien hypertendu. Alors j'ai essayé tout ce qui pouvait me détendre pour détendre aussi mon plancher pelvien.


Aujourd'hui, je comprends que ce n'était pas seulement la méditation qui aidait, mais surtout le fait de calmer mon système nerveux et de redonner un sentiment de sécurité à mon corps.



Je suis retournée en physio et elle m’a dit que ma vessie avait presque complètement remonté!

YEAH!

J’ai cru que c’était terminé.

« Enfin! Je vais pouvoir mettre tout ça derrière moi. »


Ensuite, ma fille a commencé à marcher et je l’ai aidée un peu trop longtemps en lui tenant la main très bas avec le dos courbé, ce qui a mis beaucoup de pression sur mon prolapsus. Les symptômes sont réapparus.


Lors d’un autre rendez-vous, le constat est tombé :

Ma vessie était redescendue. NON!!!

J'avais l'impression que je m'étais rebrisée.

descente d'organes

Ce que j'observe aujourd'hui, 8 ans plus tard

Ce que j'observe depuis 8 ans, c'est que ma vessie monte et descend selon plusieurs facteurs et selon ce que je vis. C'est un organe vivant dans un organisme vivant qui subit des contraintes variées au quotidien. Et c'est normal, les viscères sont toujours en mouvement et la pression varie constamment. Ça prend ça pour bien fonctionner.


Certains jours, ma vessie est bien haute. D'autres, elle est plus basse. Quand je vais avoir mes règles, j'ai davantage de lourdeurs. Quand je suis très fatiguée ou que mes jambes ont travaillé fort, je le ressens aussi.


Si je suis bien reposée et que je suis constante dans ma routine pelvienne de bien-être, ça va super bien et je ne ressens rien.


Au début, ces variations me faisaient peur. Aujourd'hui, elles me donnent simplement des informations sur ce que mon corps est en train de vivre.


J’ai changé mon besoin, qui était de remonter ma vessie, pour celui de vivre avec le moins de symptômes possible. Et honnêtement? Je dirais qu'environ 80 % du temps, je ne pense même plus à mon prolapsus.


Ce que j'ai observé au fil du temps

1. Plus mon corps est fort, moins je sens ma vessie

Plus mon corps est fort et ma posture est dans une synergie où il n’y a pas de tensions ni de résistances, moins je sens ma vessie.

2. Plus je prends soin de mon système nerveux, moins j'ai de symptômes

Plus je gère mon stress et mon système nerveux et plus je retrouve un sentiment de sécurité dans mon corps, moins je sens ma vessie.

3. La marche et l'hydratation changent plus de choses qu'on pense

Plus je suis hydratée et que je marche tous les jours, moins je sens ma vessie. C'est aussi ce qui m'a inspirée à créer Pelvie en marche, parce que marcher peut devenir un formidable outil.

4. Des hanches mobiles changent tout

Plus mes hanches sont libérées par des exercices d'étirements et de mobilité, plus mon plancher pelvien supporte bien ma vessie.

5. Quand les symptômes augmentent, je cherche d'abord à relâcher

Quand j’ai beaucoup de lourdeurs, plus je relaxe mon corps avec des techniques de relaxation ou des automassages du plancher pelvien, plus les symptômes diminuent.

6. Mon corps me parle quand je suis stressée

Plus je suis stressée et tendue, que je sens mes épaules raides et ma mâchoire serrée, plus ma vessie est basse.

Aujourd'hui, ces symptômes sont souvent un signal qu'il est temps de ralentir plutôt qu'un signe que tout va mal.

7. Le mouvement me redonne confiance

Plus je fais mes exercices hypopressifs, mes exercices de mobilité du bassin ainsi que mes exercices de renforcement globaux et respiratoires, moins j’ai de symptômes et moins j’ai peur de faire des activités plus exigeantes. Petit à petit, j'ai arrêté d'avoir peur de bouger. Et maintenant, les exercices sont ma meilleure médecine.

8 .Être forte, ce n'est pas un choix.

Quand je développe la force de mes fessiers, de mes jambes et même de mes bras, j'ai moins de symptômes parce que mon corps supporte mieux mon périnée. C'est exactement ce que je travaille dans mon programme En Connexion : retrouver un corps fort, mobile et coordonné, sans avoir peur d'augmenter les symptômes.



Alors... comment remonter une vessie descendue?

Avec le recul, je ne suis plus certaine que ce soit ce qu'on devrait se demander en premier. ça serait plutôt:


Comment vivre avec le moins de symptômes possible et retrouver confiance en mon corps?


Et ma réponse est celle-ci.


Avec de la patience, de l'ouverture et la curiosité de s'écouter au lieu de chercher la solution magique.

Avec des exercices variés qui ne sont pas axés seulement sur le plancher pelvien, mais sur la dynamique du corps, de la posture et de la mobilité.


Avec l'ouverture de réapprendre à respirer, forcer, évacuer, bouger et stabiliser autrement son corps pour mieux rediriger les pressions quotidiennes exercées sur ton plancher pelvien.


Avec la volonté de s'observer : observer le stress, les anxiétés, les émotions, les traumas qui se sont imprégnés dans le corps, s'il y en a.


Avec le désir de prendre soin de ses besoins : dormir, s'hydrater, bien manger, bouger, socialiser, prendre de l'air et avoir une vie sexuelle épanouissante et respectueuse.


Avec une professionnelle de la santé spécialisée dans la problématique et parfois même une équipe qui va se compléter et permettre de faire moins, mais mieux.


C’est en prenant tous ces ingrédients que les symptômes seront moins importants et que, chez certaines femmes, le soutien des organes pourra aussi s'améliorer.


Mais à un certain moment, avoir une vessie haute ou basse... on s’en fout.


Ce qui compte vraiment, c’est de se sentir confiante dans son corps et de ne plus penser à son prolapsus toute la journée. C’est une sensation extraordinaire.

On se sent puissante.

Libre.

Légère.


Si la sensation revient, je la vois maintenant comme une nouvelle occasion de découvrir quelque chose de nouveau sur mon corps et sur ma vie.

D'être créative.

D'être douce envers moi-même.

Et d'apprendre, encore une fois, à me réinventer.

Parce qu'au fond, je n'ai pas seulement appris à vivre avec un prolapsus.

J'ai appris à faire confiance à mon corps.

Et ça, personne ne pourra jamais me l'enlever.

Audrey



FAQ – Questions fréquentes sur la descente d'organes (prolapsus)

Une vessie descendue peut-elle vraiment remonter naturellement?

Chez certaines femmes, le soutien de la vessie peut s'améliorer avec le temps, les habitudes de vie, le mouvement, la gestion des pressions et une meilleure fonction globale du corps. Chez d'autres, la position de la vessie changera peu en fonction de facteurs moins contrôlables. Ce qui compte surtout, c'est la diminution des symptômes et le retour à une vie active et confortable.

Est-ce que les symptômes d'un prolapsus peuvent varier d'une journée à l'autre?

Les symptômes peuvent varier selon le cycle menstruel, la fatigue, le niveau de stress, la constipation, les efforts physiques, la qualité du sommeil ou encore le temps passé debout.

Une journée où on ressens davantage de lourdeur ne signifie pas nécessairement que le prolapsus s'est aggravé. Ou parce que c'est descendu que ça va descendre plus. C'est très variable d'une personne à l'autre, c'est pourquoi les consultations individuelles deviennent importantes dans ce genre de réalité.


Est-ce que les exercices de Kegel suffisent pour traiter une descente de vessie?


Certaines femmes en retirent des bénéfices, mais dans d'autres situations, notamment lorsqu'il existe beaucoup de tensions dans le plancher pelvien, ils peuvent ne pas être la meilleure option ou même augmenter certains symptômes.

Une approche globale qui tient compte de la respiration, de la posture, de la mobilité, de la force et du système nerveux est souvent plus pertinente.

Est-ce que je peux continuer à faire du sport avec un prolapsus?

L'objectif n'est pas d'arrêter de bouger, mais d'apprendre à choisir les exercices qui conviennent à ton corps, à gérer les pressions et à reprendre progressivement confiance dans le mouvement.


Tu vis avec une descente de vessie? Si tu souhaites comprendre pourquoi tes symptômes varient d'une journée à l'autre et apprendre à bouger avec plus de confiance, je peux t'accompagner en consultation individuelle.

 
 
 

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© Audrey D'Amours-  La méthode Pelvïe. Tous droits réservés. 2026.
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