Stress, anxiété et plancher pelvien : pourquoi être toujours dans sa tête augmente les tensions du corps
- 14 juin
- 6 min de lecture
Le stress chronique, l'anxiété, l'hypervigilance et la tendance à tout analyser peuvent avoir des effets bien réels sur le corps. Plusieurs femmes vivant avec des douleurs pelviennes, un prolapsus, des fuites urinaires ou un plancher pelvien tendu remarquent qu'elles sont constamment dans leur tête. Mais quel est le lien entre le système nerveux, les émotions et la santé pelvienne?
Es-tu une pro à l'analyse de tes comportements émotions, situations et environnement?
Es-tu constamment en train d'essayer de te comprendre, de ruminer et d'intellectualiser tout ce qui se passe dans ton corps, dans ta tête, dans ta vie?
Oui? Bienvenue dans le club des "intellectuatrices"! Moi j'aime être intellectuelle et comprendre et analyser. C'est une qualité formidable, parce que ça permet de décortiquer et de voir le monde différemment.
Mais comme n'importe quoi, c'est aussi parfois (souvent) un moyen d'aller éviter de vivre physiquement les impacts de ce qu'on vit.
Quand on intellectualise à outrance, notre corps finit par encaisser des tensions souvent ignorées parce que vivre dans sa tête, ça sécurise, mais ça déconnecte du corps...
5 conséquences physiques du stress chronique sur le plancher pelvien
Le stress augmente les tensions du plancher pelvien
L'intellectualisation constante peut créer des tensions profondes jusque dans le plancher pelvien. Quand le mental est en hyperactivité, le corps tout entier, y compris cette région souvent négligée, peut se contracter inconsciemment. Cela peut mener à des douleurs pelviennes, de l'inconfort lors de la marche, et même influencer la posture globale. Le plancher pelvien est une zone sensible, directement liée au stress et aux émotions refoulées, et il mérite toute notre attention pour retrouver un état de détente et de bien-être. Lorsque les émotions ne sont pas reconnues ou exprimées, le corps peut réagir par une augmentation de la tension musculaire. Chez plusieurs femmes, cette tension se manifeste notamment dans la mâchoire, les épaules et le plancher pelvien.
Douleurs chroniques
La tension mentale récurrente peut conduire à des douleurs persistantes, comme des migraines, des douleurs au cou et au bas du dos, car le corps devient le réceptacle de tout ce que l'esprit n’exprime pas. On a mal, on comprend pas pourquoi et finalement on comprends que c'est l'accumulation de ne pas vivre physiquement ce qu'on a à vivre.
Respiration superficielle et système nerveux en état d'alerte
Bloquer les émotions et rester constamment en mode analyse peut influencer notre respiration, la rendant plus superficielle et décoordonnée. La respiration haute et rapide peut activer le système nerveux sympathique, provoquant un état de vigilance constante. Et une respiration superficielle + une système nerveux suractivé = formule gagnante pour des fuites urinaires/ problèmes de plancher pelvien.
L'hyperanalyse épuise le système nerveux
À force de toujours analyser, le cerveau reste constamment actif, ce qui finit par épuiser le système nerveux. On se sent parfois vidé, sans énergie, parce que l’esprit prend toute la place, au détriment du corps. Et cet épuisement nous fait tourner dans une roue où on bouge de moins en moins, parce qu'on est tellement fatigué. Et la clé d'une corps, d'un esprit et d'un coeur en santé, c'est le mouvement. Certaines femmes vivant avec un prolapsus, des douleurs pelviennes ou des fuites urinaires remarquent que leurs symptômes augmentent lors des périodes de stress, de surcharge mentale ou d'anxiété. Le système nerveux joue souvent un rôle plus important qu'on le croit dans l'intensité des symptômes.
Perte d'ancrage, posture et tensions du plancher pelvien
L'intellectualisation excessive nous coupe souvent de notre ancrage au sol, ce qui peut se manifester par des tensions dans les pieds. Lorsqu'on est constamment dans sa tête, on se déconnecte de nos appuis, ce qui influence non seulement notre posture mais aussi le plancher pelvien. Les pieds, en contact direct avec la terre, sont essentiels pour se sentir enraciné, stable, et en sécurité dans notre corps. Cette déconnexion peut provoquer des déséquilibres qui remontent tout au long de la chaîne corporelle, jusqu’au plancher pelvien, exacerbant les tensions et les douleurs dans cette région. Se réancrer dans les pieds par des exercices de perception et de relâchement peut aider à apaiser ces tensions et ramener une sensation de stabilité physique et émotionnelle.
Les femmes hypersensibles, perfectionnistes, neurodivergentes ou ayant tendance à la suranalyse peuvent être particulièrement touchées par ce phénomène. Lorsque le cerveau traite constamment une grande quantité d'informations, le système nerveux peut rester dans un état d'alerte prolongé. Cette hypervigilance influence directement la respiration, la posture, le niveau de tension musculaire et parfois même les symptômes pelviens.
Comment calmer le système nerveux et diminuer les tensions du plancher pelvien?
Se reconnecter au corps par la respiration
Retrouver une respiration tri-dimensionnelle, qui est la respiration la plus naturelle pour le corps va calmer les tensions accumulées par la respiration superfielle. Respirer en confiance stimule le système nerveux parasympathique, aidant à apaiser le mental et relâcher les tensions, y compris celles du plancher pelvien et du diaphrame.
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Améliorer l'ancrage et la connexion au corps
Des exercices pour la santé du pied aident à remettre le pied en relation avec le reste du corps et à descendre les sensation dans le corps. Marche pieds nus sur des surfaces naturelles comme l’herbe ou le sable, se masser les pieds avec des balles.. Ressentir le contact direct de tes pieds avec le sol peut améliorer la stabilité, réduire les tensions du plancher pelvien et amener une sensation de sécurité dans le corps.
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Bouger pour libérer les tensions
Le mouvement est essentiel pour libérer le stress, et détendre le plancher pelvien. Le mouvement permet au corps de libérer les tensions accumulées et encourage le cerveau à s'apaiser, diminuant le besoin d’analyse constante. Bouger en conscience c'est la clé pour libérer les tensions oui mais pour aussi revenir dans le moment présent et tout de suite dans ce qui est ici et maintenant.
Les exercices somatiques pour apaiser l'hypervigilance
J'adore la relaxation de Jacobson qui permet de relâcher chaque muscle et porter attention aux zones de tension, comme le plancher pelvien, peut soulager les douleurs et réduire les tensions associées à l’intellectualisation. Des exercices somatiques pour calmer le système nerveux va aussi automatiquement et instantannément amener l'attention dans le corps et diminuer l'état d'alerte mental.
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Si tu vis avec un prolapsus, une sensation de lourdeur pelvienne, des fuites urinaires, des douleurs pelviennes ou l'impression d'être constamment dans ta tête, sache que ton corps n'est pas contre toi. Bien souvent, le système nerveux, la respiration, le stress chronique et les tensions musculaires influencent davantage les symptômes qu'on ne le réalise.
Apprendre à ralentir, à respirer, à bouger et à revenir dans son corps peut contribuer à diminuer les tensions du plancher pelvien et à retrouver plus de confort au quotidien. Il ne s'agit pas de moins réfléchir, mais plutôt de redonner une place au corps dans l'équation.
Le corps et l'esprit ne fonctionnent pas séparément. Plus tu développes ta capacité à écouter les signaux de ton corps, plus tu crées les conditions favorables à un meilleur équilibre physique, émotionnel et pelvien.
Si tu souhaites être accompagnée dans cette démarche, mes ateliers et consultations en santé pelvienne peuvent t'aider à mieux comprendre ton corps, calmer ton système nerveux et retrouver davantage de confiance dans ton quotidien.
FAQ: Questions fréquentes sur le stress et le plancher pelvien
Le stress peut-il augmenter les tensions du plancher pelvien?
Oui. Le stress active le système nerveux sympathique, responsable de la réponse de survie (combat, fuite ou figement). Chez certaines personnes, cette activation s'accompagne d'une augmentation de la tension musculaire, y compris au niveau du plancher pelvien.
L'anxiété peut-elle influencer les symptômes pelviens?
Oui. L'anxiété peut modifier la respiration, augmenter la vigilance corporelle et influencer la perception des symptômes. Certaines femmes remarquent davantage de lourdeur, d'inconfort, de fuites urinaires, de douleurs dans le bassin ou de tension pelvienne lors de périodes plus stressantes.
Pourquoi mes symptômes semblent-ils pires lorsque je suis stressée?
Le stress peut influencer plusieurs facteurs liés au confort pelvien : la respiration, la posture, la tension musculaire, le sommeil, la récupération, l'hydratation et la sensibilité du système nerveux. Cela peut contribuer à rendre certains symptômes plus présents ou plus difficiles à tolérer.
Les femmes hypersensibles ou neurodivergentes sont-elles plus touchées?
Certaines femmes hypersensibles ou neurodivergentes rapportent une plus grande sensibilité aux stimuli internes et externes. Elles peuvent également vivre davantage de surcharge cognitive ou sensorielle, ce qui peut influencer l'état du système nerveux et la perception des symptômes corporels.
Les exercices de respiration peuvent-ils aider le plancher pelvien?
Une respiration plus fluide et coordonnée peut favoriser une meilleure gestion du stress et améliorer la mobilité naturelle du diaphragme et du plancher pelvien. Bien qu'elle ne constitue pas un traitement unique, la respiration fait souvent partie d'une approche globale en santé pelvienne. C'est un excellent premier pas pour gérer ses symptômes de fuites urinaires et de descente d'organe, tout en apaisant le stress.
Est-ce que le stress peut causer un prolapsus ou des fuites urinaires?
Le prolapsus et les fuites urinaires sont des conditions multifactorielle impliquant plusieurs éléments, comme les tissus de soutien, les grossesses, l'âge, la génétique, les habitudes de vie et les contraintes mécaniques. Le stress n'est pas considéré comme une cause directe, mais il peut influencer la perception des symptômes et la tension musculaire associée.




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